Et si Google n’existait pas

Quand j’étais plus jeune, je lisais beaucoup de comics et surtout des Marvel (Spider-man, X-men…). Je me rappelles d’histoires courtes qui s’appelaient les « What if… ». Le concept en était simple : Et si les quatres fantastiques n’avaient pas obtenu de pouvoir, et si l’oncle de Spider-Man n’était pas mort… ?

Aujourd’hui, en faisant ma veille je me posais une question : et si Google n’existait pas ?

1998 : La révolution n’aura pas lieu

En 1995, lors d’une visite d’étudiants, un incendie se déclare à l’université du Michigan. Un jeune étudiant de 24 ans nommé Larry Page, est blessé et doit être emmené d’urgence à l’hopital. Il s’en sort sans aucune sequelle et réintègre l’université trois jours après. Mais le mal est fait, Google n’existe pas et n’existera jamais. Mais alors que reste-t-il ?

Dès ce moment, il est impossible d’envisager toutes les conséquences sur le web. Cela étant, on peut en citer quelques unes.
– Yahoo! serait peut-être resté un simple portail (rappelons qu’il utilisait les résultats de Google jusqu’en 2004)
– MSN Search se serait peut-être imposé grâce aux résultats de Inktomi
– D’autres outils seraient certainement arrivés sur le marché.

2000 : Le moteur venu du froid

Je pousse un peu plus loin mon « What if… ». Récemment, j’ai lu le dossier consacré à Yandex, 1er moteur en Russie, sur WebRankInfo. En voyant ce dont il était capable en 1997, je me dis que si Google n’avait pas existé, il aurait pu s’imposer en international avec un petit effort. Il faut savoir que ce dernier était déjà en mesure de traiter des requêtes en langage naturel, russe bien-sûr, dès 1997… Ca laisse songeur, non ?

Maintenant, je me pose la question : si Google n’avait pas existé et que Yandex avait décidé de se tourner vers l’occident ? On garde le même moteur, on l’oriente vers les langues latines, on change de marque et de nom pour l’exportation hors de la Russie… et hop, le tour est joué. Si nécessaire, on débauche quelques talents et notamment un certain Sergeï Brin sous-employé par Yahoo, russophone ayant étudié aux Etats-Unis, et c’est reparti pour un tour.

Voila, le Yandex occidental est né et se répand sur le monde. Seul limite, la Chine qui possède déjà son Baidu et qui n’en démordra pas. Mais Yandex n’est pas loin derrière, rappelons que la Russie est un grand pays qui a une grande frontière commune avec la Chine. Les échanges plus ou moins cordiaux sont monnaie courante. C’est nettement plus facile de pénétrer le marché chinois depuis la Russie que depuis les Etats-Unis, non ?

2007 : Microsoft nous rejoue la guerre froide

Une fois de plus, la société de Monsieur G. (souhaitant garder l’anonymat) s’est reposé sur ses acquis bien trop longtemps et essaye maintenant de révolutioner la recherche web. Un peu comme la cavalerie américaine : ça vient en masse mais après la bataille.

Les avancées de Inktomi ne suffisant plus face à Yandex, Microsoft établi un partenariat avec ce dernier. Il affiche donc ses résultats de recherche à la charte Live Search depuis 2004. Mais en 2007, la contre-attaque est prête à être lancée avec son nouveau moteur de recherche développé en interne et nommé LHAW (jeu de mots avec LAW pour loi et acronyme de Let’s Have a War, sorte d’appel à une nouvelle Guerre Froide sur le web).

L’objectif de Microsoft est de s’imposer auprès du public occidental et de faire la loi sur le web. Lancé depuis maintenant 3 ans, ce dernier est déjà second sur le marché des moteurs de recherche mondiaux ce qui n’est pas un exploit en soi.

Pour atteindre son objectif, les campagnes de pub rappelant le passé totalitaire de la Russie vont bon train. La communication à l’américaine est toujours aussi fine. A titre personnel, Sergeï Brin (PDG de la version occidental de Yandex), disposant d’une double nationalité, décide d’attaquer Microsoft pour diffamation mais n’obtiendra pas de condamnation de la firme à la fenêtre.

Les deux société continuent à se faire une guerre sans merci.

Et le web marketing dans tout ça ?

Pour ma part, je pense que le web-marketing n’aurait pas subi de grands bouleversements. Certains outils seraient arrivés plus tôt, d’autres plus tard. Il en va de même pour les différentes pratiques liées au référencement ou au SEM.

Cela étant, peut-être qu’aucun moteur n’aurait réussi à s’imposer comme Google ? Le travail de référenceur se ferait alors sur une myriade de petits moteurs thématiques. Le modèle de référencement payant à la Yahoo! se serait peut-être imposé. Qui sait ?

Mais j’arrête ici ma divagation car l’histoire est en marche et si ma tante en avait, ce serait mon oncle. Revenons maintenant dans le monde réel…allez, au boulot. Quoi, vos sites ne sont toujours pas positionnés sur Google ? Alors arrêtez un peu de rêvasser et reprenez votre campagne de linkbaiting.

Au fait, ce serait quoi votre « What if… » ?

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  1. Eko dit :

    Et si les smartphones (et le web everywhere) n’existaient pas … :'(

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